<%@ Language=JavaScript %> Parroquia de San Vicente Mártir de Abando. Réflexion  Périgueux Marie   Leconte

 

 

Marie   Leconte

Réflexion

  Périgueux

 

 

Traducción

 

Périgueux le 31 août 2008

  Le mystère de la souffrance

 

Grâce  aux premiers hommes qui nous ont  laissé les témoignages de leur existence, au moyen de   fresques  picturales ou d'autres objets,  nous sommes encore aujourd'hui  leurs  légataires reconnaissants, qui cherchent à percer le mystère des origines de l'humanité qui débuta il y a des milliards d'années et qui ressemble à une saga dont personne ne connaît la fin. Ce dont nous sommes sûrs c'est que rien de tout cela ne s'est fait sans la souffrance. Non pas une souffrance recherchée, masochiste, mais une souffrance inévitable parce que provoquée par le déchirement d'une intelligence toujours en éveil, qui doit chaque fois  bousculer ses habitudes et ses certitudes acquises  pour avancer sur le sentier d'autres découvertes. Subissant toutes les mésaventures de la condition humaine, depuis les premières difficultés affrontées par  nos lointains ancêtres  pour s'adapter à des  milieux naturels souvent hostiles, jusqu'aux luttes, de nos jours, menées par les scientifiques pour tenter de mieux combattre  les maladies physiques et psychiques, engendrées par les nouvelles sociétés.  Tout oblige l'homme  à lutter contre ce qui est, pour lui, une  menace, même si parfois il la provoque lui même, soit par ignorance, soit volontairement. Malgré tout  il combat pour avancer, comme si un fil d'Ariane,  le menant vers un but inconnu mais pressenti,  le poussait  vers des découvertes nouvelles venant enrichir le patrimoine de l'humanité générant  des civilisations de plus en plus perfectionnées. Tout cela fait accroître le niveau de conscience général, nécessitant  de plus en plus de questionnements, provoquant aussi de plus en plus de conflits, amenant également d'enrichissants  débats d'idées. «La vie, prise aussi bien dans son ensemble que dans le détail des êtres organisés, progresse méthodiquement, irréversiblement, vers des états de conscience de plus en plus élevés.» (Pierre Teilhard de Chardin). C'est parce que ce monde en marche dans l'espace temps que nous vivons,  nous fait ressembler à l'alpiniste qui fournit des efforts pour  contempler le paysage au bout de son ascension, que nous avançons comme  poussés par un désir de «plus beau, de plus grand » afin d'atteindre un idéal que nous avons du mal à définir vraiment. Ce besoin profond de dépassement de nous-mêmes ou celui qui nous fait nous surpasser  pour  autrui, est le seul qui nous donne vraiment une joie profonde, nous faisant prendre conscience que seul l'amour porté aux autres nous élève vraiment . C'est en donnant que l'on reçoit, car en donnant on  rencontre les autres et on joint des énergies positives . Si nous sommes poussés à évoluer ou à converger vers Dieu, c'est à dire vers toujours plus de puissance d'amour, transcender la souffrance devient une nécessité et une évidence. L'évolution de l'humanité vers la Vérité ne peut se faire que par une solidarité toujours plus grande, vers une maîtrise de la justice toujours plus forte. Dans le cas contraire ce serait risquer une régression. Les communications vont  si vite entre les pays que les efforts pour se comprendre, pour éviter les tensions, deviennent presque une question de survie pour l'humanité entière. Apprendre à s'adapter de mieux en mieux et le plus rapidement possible est déjà une forme de   souffrance. En replaçant ce combat à l'échelle de l'humanité qui n'a cessée de progresser , bien que parfois obligée de souffrir les inévitables intérêts personnels ou politiques, nous sentons néanmoins s'éveiller une conscience plus grande, au-delà même de toutes sortes de  conflits d'idéaux. L'homme est  là depuis si longtemps, il a toujours lutté pour sa survie avec des moyens différents selon les époques, car sa capacité à aimer est immense, sa force à se dépasser est parfois surprenante, elle va souvent même jusqu'au sacrifice de sa vie pour sauver, de la haine et de l'ignorance, ceux qu'il aime. L'homme s'oublie et fait avancer l'humanité lorsqu'il combat pour une cause juste, comme l'a fait le Christ qui est allé au bout de son sacrifice, révélant ainsi au monde le sens du seul combat qui lui permette de donner un sens à son existence  et d' avancer pour évoluer vers sa réalisation suprême dans l'amour. S'il ne dit pas non à la haine, il en devient complice, avant d'en être à son tour l'instigateur. C'est ainsi que l'on peut mieux comprendre la nécessité de dire toujours non à celui qui vous veut ou vous  fait du mal. Car en rendant le mal pour le mal, on l'accepte en nous. La révolte n'est pas interdite, elle exprime notre douleur à être incompris, mais il est vital pour chacun de  nous et pour l'humanité toute entière de renoncer à rendre la violence pour la violence, car il vaut mieux opposer à l'ignorant la connaissance de la force de l'esprit  que de le laisser agir en  partageant sa violence ou sa faiblesse.

                                                                                                                                                                                                                                                                               

Périgueux le 24 Août 2008

                                                        

     Jésus, qui es-tu?

 

 

«Lorsque du Créateur la parole féconde

Dans une heure fatale eut engendré le monde...»

Ainsi parlait, au dix- huitième siècle, le poète Lamartine dans une de ses méditations.

 «La parole, le Verbe» telles sont les expressions couramment utilisées par le vocabulaire théologique pour exprimer la toute-puissance créatrice et de la bonté salvatrice de Dieu, avant qu'Il nous donne par amour, son fils unique Jésus: «Et le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous..».  car «Le Père a tout remis au Fils.» (Saint Jean 3,35).

Voici cette divine Parole d'Amour, incarnée, venue jusqu'à nous. La voici, vivante en Jésus à notre dimension humaine,  tellement semblable à  nous. Tellement proche aussi  qu'il nous semble pouvoir Lui parler comme à un ami, car Il a  partagé notre humanité, Il a été  homme parmi les hommes. Dans sa dimension divine, Il est Dieu, pleinement Dieu, un Dieu d'amour venu dans notre espace temporel  pour nous apprendre à aimer, pour nous faire découvrir la dimension spirituelle de l'être humain que nous sommes,  façonné à son image. Comme un échange qui s'établit tout naturellement, Il nous donne sa bonté infinie, nous la recevons, pour  la  redonner ensuite aux autres,  sans chercher à recevoir en retour, avec altruisme.

Petit à petit Il fait sa demeure  dans notre coeur, comme l'exprima si bien St Paul par cette phrase : «Ce n'est plus moi qui vis, mais le Seigneur qui vit en moi»,   nous transformant par  son amour.

L'amour est le summun de la réalisation de l'être, il mène au détachement de soi, et en même temps rend plus disponible aux  autres. 

Cette profonde mutation intérieure, se fait grâce à  l'Esprit Saint, mais  jamais sans notre consentement. Il nous faut l'accepter car Dieu respecte toujours le libre arbitre.

 Ainsi de Sainte Thérèse d'Avila, Saint Jean de la Croix, Sainte Catherine de Sienne et bien d'autres qui ont mis  leur vie  au service de l'amour de Dieu en se rapprochant de Lui  le plus possible. Ils ont suivi cette  voie qu'avait tracé  Jésus sur terre, développant  avec Lui un dialogue sans relâche malgré les difficultés rencontrées tout au long de leur vie. Ils sont devenus  les témoins d'une foi vivante aux yeux des hommes de leur temps et  le sont encore  au delà des siècles . Jésus s'est donné pour chaque être humain, pour  tous sans exception . Comme un faisceau lumineux qui éclaire à la fois tous les êtres  et chacun en particulier, l'Esprit de Dieu, ce Paraclet envoyé  par le Christ après son départ, habite notre esprit .

Jésus est donc avec nous tous, mais surtout, et d'abord, pour  ceux qui souffrent; ceux pour lesquels il a prononcé «  Les Béatitudes » , ce merveilleux message d'espoir. Jésus, venu pour nous apprendre la compassion.  Redonner la vie à ceux qui n'ont plus le courage d'avancer, redonner l'espoir à ceux qui sont brisés par les injustices sans fin. Voilà où se trouve Jésus, voilà ce message fort qu'Il  nous délivre.

Éveiller les consciences, comme il l'a fait et continue de le faire l'Esprit Saint  lorsqu'il inspire ceux qui le suivent. Un seul être qui souffre est une chose qui doit déranger notre conscience. Car dans la globalité de notre monde tout acte qui détruit à un bout de la planète se répercutera tôt ou tard à l'autre bout. Il faut plus que jamais éveiller à l'amour  tous les hommes, continuant cette mission   donnée par  Jésus il y a deux mille ans. On ne peut nommer civilisation tout ce qui est bâtit sur  la violence ou  le mépris, on ne peut nommer humanité tout ce qui porte atteinte à la vie et à la liberté d'autrui. Nous sommes fait pour construire ensemble et non pour nous détruire les uns les autres.

Jésus nous a montré ce chemin  qui bâtit sur des bases solides d'entraide et de respect.  Voici une parole de sagesse à méditer pour notre quotidien: «La simplicité de la vie est le signe de la vraie prospérité.» Swami Râmdas

 

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